Datavault AI s’effondre en Bourse après la perte d’accès à ses bitcoins

Pièce Bitcoin dorée brillante isolée sur fond bleu nuit, éclairage dramatique soulignant sa séparation.

Une transaction en bitcoin qui bloque tout

Le 25 juin 2024, l’action Datavault AI (DVLT) a plongé de près de moitié, clôturant à 0,067 dollar après une chute de 49,55 %. Ce plongeon brutal a été déclenché par l’annonce que la société ne parvenait plus à accéder à ses réserves de bitcoin, pourtant centrales dans un accord stratégique conclu avec Scilex Holding Company.

L’origine du problème remonte à un accord signé en septembre 2025 entre Datavault AI et Scilex : ce dernier devait acquérir pour 150 millions de dollars d’actions et de warrants Datavault, le paiement devant être effectué exclusivement en bitcoin. À la suite de cette opération, Scilex avait crédité exactement 1 309,04 BTC sur le compte Datavault hébergé chez Biconomy, une plateforme d’échange peu connue du grand public.


Le transfert off-chain de 1 309,04 BTC sur Biconomy a été confirmé par Datavault dès l’automne 2025.

Biconomy, le maillon faible de l’opération

Depuis le mois de juin 2024, Datavault AI tente en vain de retirer une partie des bitcoins issus de cette transaction. La société a officiellement déclaré que la demande de retrait n’avait pas pu être complétée et restait toujours en suspens au 24 juin. Cette incapacité à rapatrier les fonds soulève des interrogations sur la fiabilité de la plateforme Biconomy et sur la sécurité réelle des actifs numériques déposés chez certains intermédiaires.

À ce jour, aucune réponse officielle n’a été communiquée par Biconomy concernant l’état du compte ou la couverture effective en bitcoin des avoirs de Datavault.

L’action DVLT s’effondre en une journée

La réaction du marché ne s’est pas fait attendre : environ 244 millions d’actions DVLT ont changé de main lors de cette séance noire. Cette volatilité extrême témoigne non seulement du choc subi par les investisseurs mais aussi de leur inquiétude face à la gestion des fonds numériques et au manque de transparence entourant l’opération. D’après coindesk.com, la correction comptable attendue devrait amputer les actifs déclarés par Datavault AI de 92,2 millions de dollars à fin 2025 et encore de 49 millions supplémentaires en juin 2026.

Ce trou béant dans le bilan illustre l’impact direct qu’une simple impossibilité technique peut avoir sur une entreprise cotée lorsque ses réserves stratégiques reposent sur des plateformes tierces dont la solidité reste difficile à vérifier.

Des millions de dollars en actifs gelés

La situation devient d’autant plus tendue que Datavault avait déjà revendu à Scilex près d’un tiers des bitcoins reçus – soit 491,4 BTC – pour un montant avoisinant les 40,5 millions de dollars payés cette fois-ci en cash.

Mais le reste des fonds demeure aujourd’hui hors d’atteinte : impossible pour Datavault d’accéder à plus de 800 BTC restant sur Biconomy. Cette immobilisation forcée pèse lourdement sur les perspectives financières du groupe alors que ces montants étaient censés soutenir sa trésorerie et sa stratégie d’investissement future.

Pour l’heure, il est peu clair si une solution technique ou juridique pourra débloquer rapidement ces actifs gelés. Le silence persistant autour du dossier ne fait qu’alimenter l’incertitude parmi les actionnaires et partenaires commerciaux.

Le silence inquiétant autour du dossier

Ce mercredi marque donc un tournant difficile pour Datavault AI : privée d’une partie essentielle de ses réserves numériques et confrontée à une défiance manifeste du marché, la société doit désormais gérer non seulement l’urgence comptable mais aussi une crise profonde de confiance.

Les prochains repères

Le marché attend une clarification de Biconomy sur la possibilité pour Datavault AI de retirer les 1 309,04 BTC crédités par Scilex, une opération qui reste incomplète depuis juin 2024 ; si le retrait n’est pas débloqué rapidement, la correction comptable prévue pourrait réduire les actifs déclarés de Datavault de 92,2 millions de dollars d’ici fin 2025.