Bitcoin explose après la trêve surprise entre les États-Unis et l’Iran

Bitcoin doré en pleine ascension avec effets lumineux dynamiques, carte du monde et graphiques financiers énergétiques.

Trump souffle un vent de répit

Le 16 avril 2024, Donald Trump a créé la surprise en annonçant via Truth Social un cessez-le-feu de deux semaines avec l’Iran, suspendant toutes les attaques américaines contre la République islamique

Cette déclaration intervient alors que Trump avait menacé la veille d’une escalade totale, affirmant que “toute une civilisation mourra ce soir” si l’Iran n’ouvrait pas le détroit avant la date limite fixée à 20h (ET).

Bitcoin bondit après annonce surprise

La réaction des marchés crypto ne s’est pas fait attendre. Quelques heures après l’annonce du cessez-le-feu, le Bitcoin a dépassé les 72 700 dollars pour la première fois depuis vingt jours, enregistrant une hausse de 5 % sur 24 heures selon CoinDesk. L’indice CoinDesk 20, qui regroupe les principales cryptomonnaies mondiales, a également bondi de 5 % pour atteindre 2 034 points. Cette envolée marque un net contraste avec la nervosité qui dominait plus tôt dans la journée, alors que le Bitcoin était brièvement passé sous les 68 000 dollars avant de rebondir brutalement.


Le score “Extreme Fear” de l’indice Crypto Fear & Greed est resté bloqué à 11 mardi 16 avril, malgré la hausse du bitcoin au-dessus de 72 000 dollars.

Dans l’heure suivant la confirmation officielle du cessez-le-feu par Téhéran ce mercredi, le prix du Bitcoin a encore progressé de 2,6 %, atteignant jusqu’à 72 339 dollars d’après CoinMarketCap. Ce regain d’optimisme intervient malgré un indice Crypto Fear & Greed affichant encore un score d’“Extreme Fear” à seulement 11 mardi, signalant une méfiance persistante chez certains investisseurs.

Shorts massacrées sur crypto et pétrole

La trêve temporaire a déclenché une vague inédite de liquidations sur les marchés à effet de levier : près de 595 millions de dollars ont été effacés en moins de douze heures, dont plus de 427 millions rien que sur des positions vendeuses (“shorts”) selon CoinGlass.

Le Bitcoin concentre à lui seul environ 245 millions de dollars de liquidations, devant Ether (126 millions) et Solana (19,6 millions). Un trader ayant parié contre le BTC sur Binance a subi la plus grosse liquidation individuelle : son short BTC-USDT d’une valeur de 11,79 millions de dollars a été entièrement anéanti. Les tokens adossés au pétrole n’ont pas été épargnés non plus : les futures Brent tokenisés sur Hyperliquid ont vu partir en fumée près de 33 millions.

Du côté des altcoins, ZEC (Zcash) a perdu plus de 13 millions sur des positions forcées à clôture tandis que XRP reste moins touché. La rapidité et l’ampleur des liquidations témoignent d’un effet domino alimenté par l’effet de levier et l’ajustement brutal des anticipations géopolitiques.

Le Brent et le WTI décrochent

Le choc s’est aussi propagé au marché pétrolier : le Brent est tombé à environ 99 dollars tandis que le baril américain WTI a plongé sous les 95 dollars après avoir perdu plus de 10 % en quelques heures. Cette détente soudaine reflète la réouverture partielle du détroit d’Hormuz annoncée par Téhéran – Javier Bias (Bloomberg) ayant confirmé sur X cette reprise du transit pétrolier sous strictes conditions militaires iraniennes.

Les marchés actions ont également profité du climat apaisé : les contrats à terme sur le S&P 500 ont gagné jusqu’à 1,9 %, ceux sur le Nasdaq se sont envolés de 2,2 % et ceux sur le Dow Jones ont progressé d’environ 1,8 %. Ce rebond illustre une rotation rapide vers les actifs risqués dès que la menace d’escalade militaire s’est éloignée.

Un short Bitcoin pulvérisé sur Binance

Certains traders ont payé cher leur pessimisme : la plus grosse liquidation recensée concerne un short BTC-USDT évallué à près de 12 millions de dollars sur Binance. Cet ordre forcé symbolise l’extrême volatilité qui règne lorsque géopolitique et marchés dérivés se télescopent.

Le détroit d’Hormuz rouvre sous conditions

D’après cointelegraph.com, l’Iran autorise désormais le passage des pétroliers pendant deux semaines dans le détroit d’Hormuz mais exige une coordination étroite avec ses forces armées et évoque encore plusieurs “limitations techniques”.

Ce qui pourrait faire bouger les lignes

La fin programmée du cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran, annoncée par Donald Trump et confirmée par l’Iran, constitue l’échéance principale à surveiller : si aucune prolongation n’est décidée d’ici là, le transit des pétroliers par le détroit d’Hormuz et la stabilité des marchés crypto et pétroliers resteront incertains à partir de cette date.