Tokenisation des actions : Broadcom, Verizon et d’autres s’opposent à la SEC et OKXICE

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Ibrahim Sissoko | STOCKMARKET | Il y a 7 heures

Le front du refus s'élargit Le 15 octobre dernier, la coentreprise OKXICE – issue de l’alliance entre le géant crypto OKX et Intercontinental Exchange (ICE) – a publié un avis public révélant que neuf émetteurs américains s’opposaient à la...

Le front du refus s'élargit

Le 15 octobre dernier, la coentreprise OKXICE – issue de l’alliance entre le géant crypto OKX et Intercontinental Exchange (ICE) – a publié un avis public révélant que neuf émetteurs américains s’opposaient à la cotation de leurs actions sous forme tokenisée. Parmi eux, des poids lourds comme Broadcom (AVGO), Verizon (VZ) et UnitedHealth (UNH), mais aussi AppLovin (APP), Applied Digital (APLD), Rocket Lab (RKLB), CoreWeave (CRWV), Applied Optoelectronics (AAOI) et Cerebras Systems (CBRS).

Cette vague d’objections intervient alors que le cadre réglementaire de la SEC, baptisé “Innovation Exemption”, n’a été publié que le 17 septembre. Ce dispositif autorise le trading d’actions tokenisées via des pools de liquidité et des market makers automatisés, une première pour les marchés américains. Pourtant, moins d’un mois après cette annonce, la fronde des émetteurs s’est cristallisée autour du projet d’OKXICE visant initialement 63 sociétés cotées.

La publication simultanée de huit objections dans un même avis souligne la rapidité avec laquelle ce front du refus s’est structuré face à l’offensive crypto sur les marchés actions traditionnels.

Ce qui inquiète les émetteurs

Applied Optoelectronics a détaillé ses craintes auprès du Wall Street Journal : incertitude sur l’impact de la tokenisation sur le prix de ses actions, interrogations sur la liquidité future et inquiétude concernant une volatilité accrue. D’après theblock.co, ces préoccupations ne sont pas isolées mais partagées par plusieurs sociétés qui figurent parmi les objecteurs officiels.

Les raisons précises des autres refus restent cependant peu claires, car l’avis public d’OKXICE ne détaille ni les dates ni les motivations spécifiques des sociétés concernées.

Nasdaq aussi ferme la porte

Au-delà des sociétés listées par OKXICE, le Nasdaq a également pris position en annonçant qu’il refuserait toute initiative visant à tokeniser ses propres actions dans le cadre proposé par la SEC. Cette déclaration renforce l’idée que l’opposition ne se limite pas aux entreprises technologiques ou industrielles mais concerne aussi les opérateurs de marché eux-mêmes.

Ce refus institutionnel pourrait peser lourd sur la légitimité du projet OKXICE et freiner l’adoption plus large du modèle “Innovation Exemption” lancé mi-septembre. La réaction du Nasdaq intervient alors même qu’OKXICE avait notifié à la SEC son intention de lancer sa plateforme dès le 5 octobre.

Des zones d’ombre sur la liquidité

La question de la liquidité reste centrale dans le débat actuel. Applied Optoelectronics a explicitement mentionné son incertitude quant à l’effet de la tokenisation sur ce point clé, craignant un possible assèchement ou au contraire une volatilité excessive du marché secondaire pour ses titres. L’utilisation de pools de liquidité automatisés, bien qu’innovante selon les standards crypto, n’a pas encore fait ses preuves pour des actifs traditionnels comme les actions américaines cotées.

Pour certaines entreprises, il reste difficile d’évaluer si ce nouveau mode d’échange pourrait attirer suffisamment d’investisseurs pour garantir une profondeur de marché comparable aux bourses classiques.

Pourquoi les objections restent floues

Si neuf sociétés ont officiellement fait part de leur opposition à une cotation tokenisée chez OKXICE au 15 octobre, aucune raison détaillée n’a été publiée dans l’avis officiel. Seule Applied Optoelectronics a accepté de communiquer publiquement sur ses inquiétudes spécifiques en matière de prix, volatilité et liquidité.

La plupart des autres émetteurs – dont Broadcom et Verizon – n’ont pas fourni d’explications publiques sur leur décision. Il est donc incertain si ces réticences relèvent principalement d’un manque de visibilité réglementaire, d’une crainte technique ou d’une volonté stratégique de garder le contrôle sur leurs titres.

D’après le secteur financier traditionnel, cette opacité complique toute analyse prospective sur l’avenir concret des actions tokenisées aux États-Unis.

Les facteurs à surveiller

Le 15 octobre, huit objections d’émetteurs, dont Broadcom, Verizon et CoreWeave, ont été publiées dans un avis public d’OKXICE concernant la tokenisation de leurs actions sous le nouveau cadre “Innovation Exemption” de la SEC, tandis que Nasdaq a déjà indiqué qu’il refuserait la tokenisation de ses propres titres selon ce même cadre. Si ces objections persistent ou s’étendent à d’autres sociétés parmi les 63 initialement ciblées par OKXICE, le lancement effectif de la plateforme reste incertain.

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À propos de l'auteur

Ibrahim Sissoko

Ibrahim Sissoko

Contributeur junior – Étudiant & veille crypto

Étudiant et passionné par les technologies blockchain, Ibrahim fait ses débuts chez The Coin Analysis en contribuant à la veille et au décryptage de l’actualité crypto. Il s’intéresse aux fondamentaux des projets, aux tendances de marché et aux usages concrets des actifs numériques, avec une approche claire et pédagogique.