Bitcoin et pétrole secoués par l’escalade Iran/États-Unis/Israël : le marché sous tension

Illustration numérique avec icônes Bitcoin et pétrole sur fond dégradé, graphiques de marché et motifs géopolitiques.
Alison Sofer | BITCOIN | Il y a 2 semaines

Le bitcoin vacille sous la pression géopolitique La montée des tensions militaires entre l’Iran, les États-Unis et Israël a brutalement rappelé la sensibilité du marché crypto à l’actualité géopolitique.

Le bitcoin vacille sous la pression géopolitique

La montée des tensions militaires entre l’Iran, les États-Unis et Israël a brutalement rappelé la sensibilité du marché crypto à l’actualité géopolitique.

Le seuil technique des 60 000 dollars pour le bitcoin avait pourtant résisté lors du crash du début février, mais les attaques coordonnées dans le Golfe ont renforcé la volatilité et poussé certains investisseurs à sortir précipitamment du marché.

Fuite massive de capitaux des ETF crypto

Depuis quatre mois, plus de neuf milliards de dollars se sont évaporés des ETF bitcoin et ether, signalant un retrait massif des investisseurs institutionnels face à la montée de l’instabilité régionale. Ce mouvement se distingue par son ampleur et sa rapidité : jamais depuis le lancement des ETF crypto aux États-Unis une telle décollecte n’avait été observée sur une période aussi courte. Les opérateurs institutionnels semblent privilégier la liquidité ou se repositionner sur des actifs jugés plus défensifs alors que les risques militaires s’intensifient.

Cette fuite accentue la pression vendeuse sur les marchés crypto et contribue à amplifier la volatilité sur le court terme.

Le pétrole flambe après les frappes iraniennes

Le marché pétrolier n’a pas tardé à réagir aux derniers développements militaires. Les prix du Brent ont bondi jusqu’à 13 % à l’ouverture avant de se stabiliser autour de 77,50 dollars le baril (+6,4 %), tandis que les prix du pétrole ont augmenté de plus de 7 % sur les deux rives de l’Atlantique. Sur Hypperliquid, plateforme DeFi spécialisée dans les contrats à terme perpétuels, les produits liés au pétrole ont grimpé de plus de 5 %, avec le contrat Oil-USDH atteignant 71,26 dollars et USOIL-USDH franchissant les 86 dollars. Près de quatre millions de dollars ont été échangés en volume en quelques heures seulement sur ces produits dérivés numériques.

La fermeture effective du détroit d’Hormuz selon Bloomberg – point névralgique par lequel transite environ un cinquième du pétrole mondial – a ajouté une couche d’incertitude supplémentaire. L’Iran contrôle en effet cette zone stratégique où circulent chaque année plus de 500 milliards de dollars en pétrole et gaz. La moindre perturbation y provoque instantanément une onde de choc sur tous les marchés énergétiques mondiaux.

explosif, la raffinerie Ras Tanura d’Aramco en Arabie saoudite aurait également été visée par une attaque iranienne selon plusieurs sources OSINT relayées sur X ; Aramco étant la première compagnie pétrolière mondiale, toute menace directe fait grimper la prime de risque sur le brut.

Les marchés actions plongent en Asie et aux USA

L’impact ne s’est pas limité aux matières premières ou aux cryptomonnaies : les indices boursiers mondiaux ont eux aussi accusé le coup. Les contrats à terme S&P 500 e-mini sont tombés à 6 790 points ce lundi matin – soit une baisse marquée de 1,4 % dans la journée – après avoir atteint un pic éphémère à 6 857 points plus tôt. En Asie également, les actions ont reculé en moyenne de 1,4 %, témoignant d’un repli généralisé vers des valeurs refuges telles que l’or qui a touché un sommet inédit à 5 350 dollars l’once.

Pourquoi ça compte

L’interconnexion entre tensions géopolitiques majeures et volatilité financière apparaît ici avec une clarté rare : chaque missile tiré ou base attaquée se traduit quasi instantanément par des mouvements brusques sur le bitcoin comme sur le pétrole. D’après coindesk.com, l’annonce d’une attaque coordonnée États-Unis/Israël contre l’Iran a suffi pour faire bondir certains contrats pétroliers numériques de plus de cinq pour cent en quelques minutes seulement. Dans ce climat où même la reprise éventuelle des négociations nucléaires reste peu claire selon plusieurs rapports contradictoires relayés ces derniers jours, aucune classe d’actifs n’offre aujourd’hui un abri parfait contre la tempête géopolitique qui secoue Moyen-Orient et marchés mondiaux.

Ce qu'il faut savoir

  • Le bitcoin est tombé sous 66 000 $, avec un seuil de 60 000 $ ayant résisté lors du crash du 5 février.
  • Plus de 9 milliards de dollars ont fui les ETF bitcoin et ether en quatre mois, signalant un retrait institutionnel massif.
  • Le Brent a bondi jusqu’à +13 % à l’ouverture, se stabilisant autour de 77,50 $ le baril (+6,4 %) après les frappes iraniennes.

À surveiller

Si le bitcoin venait à franchir à la baisse le seuil des 60 000 $, qui avait résisté lors du crash du 5 février, cela signalerait une aggravation immédiate de la pression vendeuse sur le marché crypto dans le contexte de l’escalade militaire Iran/États-Unis/Israël. La fermeture effective du détroit d’Hormuz, par lequel transite environ un cinquième du pétrole mondial selon Bloomberg, reste incertaine et pourrait entraîner de nouveaux pics sur les prix du pétrole.

À propos de l'auteur

Alison Sofer

Alison Sofer

Signature éditoriale – Actualité crypto & tech

Professionnelle de la gestion et de la coordination de projets, elle évolue depuis plusieurs années dans des fonctions d'Office Manager et de Project Manager, en lien étroit avec les équipes commerciales. Elle s'intéresse aux enjeux économiques, technologiques et organisationnels liés à la transformation numérique. Sur The Coin Analysis, elle contribue à l'analyse de l'actualité crypto et tech avec une approche factuelle, orientée usages et impact business.